L'essentiel du quotidien au féminin : résoudre le problème des vêtements sans poches
Presque tous les guides sur l'essentiel du quotidien (l'EDC, pour « everyday carry ») sont écrits pour quelqu'un qui dispose de cinq poches utilisables. Les vêtements pour femmes n'en ont souvent aucune, ou seulement des poches décoratives incapables de contenir un téléphone. Ce n'est pas une petite différence : cela change toute la structure du problème.
Quand on ne peut pas attribuer les objets à des poches, le principe d'organisation doit passer dans le sac. La bonne nouvelle, c'est qu'un sac s'organise bien plus précisément qu'une poche.
Le principe des pochettes
Le défaut d'un sac, c'est d'être un grand espace où les petits objets glissent au fond et se cachent sous tout le reste. Chercher ses clés devant une porte, sous la pluie, le sac sur une épaule, c'est l'équivalent sans poches d'une poche qui cliquette.
La solution, ce sont des positions fixes. Une petite pochette ou une poche intérieure dédiée pour chaque catégorie (cartes et espèces, clés, câbles et chargeur, affaires personnelles), chacune toujours au même endroit. Changer de sac devient alors un seul geste : sortir quatre pochettes, les glisser dans le nouveau sac, c'est fait. Rien ne s'oublie, car rien ne doit être retenu individuellement.
Les objets qui gagnent le plus à un format réduit
Le portefeuille. Un grand portefeuille dans un sac est un grand objet à retrouver, et dans une petite pochette de soirée, c'est souvent lui qui empêche de la fermer. Un porte-cartes fin avec poche à monnaie zippée passe d'un cabas à une pochette sans tout refaire, et la poche à monnaie compte encore plus ici qu'en poche, car des pièces en vrac au fond d'un sac sont réellement irrécupérables. L'argument est développé dans le problème des pièces en euros.
Les clés. Des clés en vrac dans un sac font deux choses : elles se cachent, et elles rayent. Tout partage un compartiment avec elles : écrans de téléphone, lunettes de soleil, doublures en cuir. Un organiseur de clés fait du trousseau un seul objet plat, silencieux et sans arête, une amélioration encore plus nette dans un sac que dans une poche. Accrochez-le à une boucle intérieure pour qu'il n'atteigne jamais le fond.
La différence de sécurité
Un cabas ouvert dans une foule est une cible bien plus facile qu'une poche avant de pantalon, et c'est dans les sacs que se produit la majorité des vols à la tire en ville. Compartiment principal zippé, porté en bandoulière, ouverture tournée vers l'avant : les techniques précises et les parades correspondantes se trouvent dans comment éviter les pickpockets en Europe.
Corollaire : les objets de valeur ont leur place dans une poche intérieure zippée plutôt que dans le compartiment principal, et seules une carte et les espèces d'une journée doivent s'y trouver : voir la liste du portefeuille de voyage.
C'est en changeant de sac qu'on perd ses affaires
La façon la plus courante de perdre un portefeuille ou un trousseau, c'est un changement de sac, généralement dans la précipitation. Deux parades.
Le système de pochettes ci-dessus, pour qu'un changement concerne quatre objets au lieu de trente. Et une carte traceur dans le portefeuille, pour que le portefeuille oublié dans le sac de la veille soit une question de dix secondes plutôt qu'une recherche de vingt minutes. La couche d'habitudes plus large se trouve dans comment arrêter de perdre son portefeuille.
La règle du plateau unique s'applique toujours
À la maison, le sac lui-même a un seul point d'atterrissage, et les pochettes n'en sortent que pour passer dans un autre sac. C'est la même logique que celle décrite dans la zone de dépôt de l'entrée, appliquée un niveau au-dessus.
Les poches n'ont jamais été l'essentiel. Les positions fixes, si.